De l’ésotérisme à la lumière du Christ
Je m'appelle Sonia, j'ai 49 ans et je suis revenue à Jésus il y a un an après le baptême de ma fille aînée.
Je suis issue d'une famille de confession catholique ; les membres de ma famille croient en Dieu, mais très peu vont à l'église, et encore moins lisent la Bible.
Un baptême dans l'enfance
Je n'ai pas reçu le baptême étant bébé mais à l'âge de 6 ans, mes parents m'ont expliqué que j'avais l'âge limite pour que ce soit eux qui choisissent à ma place d'être baptisée ou non, et que le prêtre qui avait procédé à mon baptême s'était entretenu avec moi. Ce dernier avait dit que j'avais bien compris le principe du baptême et que, malgré mon âge avancé, il pouvait me baptiser car je savais ce que je voulais. Je me rappelle quelques images du moment de l'onction d'huile sur le front mais de rien d'autre, encore moins de cet entretien.
L'expérience de l'hypocrisie religieuse et le rejet de l'Église
Je suis allée au catéchisme, j'ai fait ma première communion, je suis allée à l'aumônerie puis j'ai fait ma confirmation. Durant ces années, nous sommes allés avec mes parents et mon arrière-grand-mère à quelques messes de minuit pour Noël et quelques messes pour Pâques et les rameaux.
J'ai pu observer les gens à la sortie de ces messes : certains se jetaient sur les chocolats de pâques distribués par les prêtres et se remplissaient les poches pour toute la famille, d'autres parlaient sur le dos de la personne qui venait de partir, d'autres encore vous ignoraient en vous croisant dans la rue.
Toutes ces attitudes ne correspondaient pas à l'idée que je me faisais de la Parole de Dieu, qui évoquait pour moi l'amour, la bienveillance, la compassion et le respect. J'ai fini par me dire : « Si être chrétien, c'est cela, alors je ne veux pas être chrétienne. » J'ai donc arrêté d'aller à la messe et j'ai cessé d'écouter la Parole. En revanche, je continuais à assister aux mariages et aux enterrements, car il me tenait à cœur d'être présente lors de ces moments importants.
Un premier mariage civil et le désert spirituel
J'ai rencontré mon premier mari, le père de mes enfants à l'âge de 17 ans. Il était de 9 ans mon aîné ; nous nous sommes mariés civilement uniquement, pas question de mariage religieux, et nous avons partagé 12 ans de nos vies. Cette période a été un désert spirituel total.
J'ai fait le choix de ne pas baptiser mes enfants et de les laisser choisir de venir à Dieu par leur propre moyen sans les inscrire dans un dogme religieux froid ou tiède qui fait des baptêmes et des mariages une simple tradition. J'avais à cœur qu'il s'agisse d'une démarche importante et personnelle, tournée vers quelque chose de plus grand que nous.
Ma fille Caroline a fait quelques années de catéchisme jusqu'au jour où le frère qui s'occupait du catéchisme dans notre village est venu me dire qu'il aimerait aller plus loin avec Caroline car elle était attirée "par le mystique". Je n'ai pas compris ce qu'il voulait dire, et guidée par la peur, le manque de connaissance et l'incrédulité, j'ai retiré ma fille du catéchisme.
Une nouvelle vie, le mariage avec David et la quête de bénédiction
À mes 29 ans, j'eus le courage de quitter le père de mes enfants et une vie qui nous étouffait, pour une nouvelle vie. J'ai rencontré David, mon époux actuel, l'homme qui a pris mes enfants comme les siens, qui nous a offert une vie avec des sorties en famille, une vie sociale, qui nous a permis de recevoir ma famille, d'aller aux évènements familiaux. Vivre tout simplement.
En 2012, David a souhaité que l'on passe une nouvelle étape dans notre relation après 6 ans de rencontre et 4 ans de vie commune. Le mariage, il voulait un mariage simple à la mairie. Moi, je voulais me marier devant Dieu, car je voulais que Dieu bénisse notre couple, notre foyer. Nous nous sommes donc mariés le 24 novembre 2012 à la chapelle de Mison, où nous vivons depuis 18 ans maintenant.
Pourtant, toutes ces démarches se faisaient sans que j'ouvre à nouveau la Bible, sans aller écouter la Parole à la messe le dimanche, ni participer à la vie de la paroisse — et pourtant, j'avais cruellement besoin de Dieu dans ma vie, notamment pour ce mariage.
L'illusion du développement personnel et la dérive vers l'ésotérisme
En 2014, une amie me fait un soin anti-stress qui s'avère être un soin énergétique. Elle me dit sentir une présence dans ma vie et avoir un message de mon grand-père décédé en 1990. Suite à ce soin, je ressens de drôle de sensation dans mes mains, je "capte le feu du corps". J'en parle avec cette amie qui me parle alors du monde spirituel : esprit, énergie, chakra, méditation, guidance, soin chamanique, être maître de son destin pour voir s'accomplir dans sa vie l'abondance, la paix, la richesse et la réussite. Tout cela basé sur son propre développement et le contrôle de sa vie.
Un monde attirant pour celui qui est en quête de guérison tant charnelle que spirituelle, en quête de paix, d'amour, de l'amour inconditionnel. En quête de grandir spirituellement et de trouver le Créateur, l'univers, on peut appeler Dieu comme bon nous semble dans ce monde.
J'ai commencé à lire (wicca, chamanisme, cartomancie...), puis j'ai acheté un pendule et j'ai appris à m'en servir. Puis ce fut un jeu de cartes pour la guidance et là encore, j'ai appris à m'en servir, à écouter mon intuition et utiliser l'énergie universelle pour guérir en étant canal de cette énergie.
De rencontre en rencontre, je me sentais confortée et réconfortée dans mes choix. Je croisais des personnes qui avaient besoin d'écoute et de guérison. Il y a tant de personnes perdues et en détresse. Les gens se sont toujours naturellement tournés vers moi pour se confier et trouver une oreille attentive. On me disait souvent : « Tu as toujours les mots justes. »
Alors, j'ai foncé tête baissée sans écouter cette retenue au fond de moi. Aujourd'hui, je sais que Dieu veillait sur moi et tentait de me faire comprendre que j'empruntais le mauvais chemin.
Je me suis formée dans les massages du corps, complétés par les soins énergétiques. J'ai même construit une petite cabane en bois chaleureuse pour pratiquer tout cela. Pensant trouver la paix, l'harmonie, et les clés des portes du ciel, je cheminais sur un chemin qui m'a éloigné de l'entreprise que nous avions construite avec mon époux.
Je m'éloignais de mon époux — qui avait déjà envisagé de partir quelque temps auparavant —, persuadée que mon destin était de fermer notre entreprise. Convaincue que notre couple n'avait plus aucun avenir, je me disais que je devais à tout prix retrouver mon indépendance financière.
Plus j'avançais sur cette voie, plus je me sentais mal, tout en restant paradoxalement persuadée d'être sur le bon chemin. Puis, en janvier 2023, le blocage a été total. Mon atelier était terminé, prêt à accueillir mes premiers clients... quand tout s'est arrêté d'un coup. Ma santé s'est brutalement dégradée : le diagnostic est tombé — une arthrose déformante aux mains qui me rendait le massage impossible —, accompagnée d'une immense fatigue au bord du burn-out, d'un COVID long et, pour couronner le tout, d'une endométriose. Je me souviens avoir alors levé les yeux vers le ciel en disant : « Je ne comprends pas, je croyais que tu voulais que je fasse tout cela pour aider mon prochain. Eh bien, quand tu sauras ce que tu veux vraiment pour moi, tu me feras signe ! »
La blessure du cœur et le réveil de la foi
Aujourd'hui, je sais que notre Père céleste savait déjà ce qu'il avait prévu pour moi. C'est moi qui refusais de l'entendre : j'avais gardé les oreilles bien fermées et le cœur barricadé derrière une haute muraille de rancœur, de frustration, de blessure et de méfiance, car mon cœur était brisé par la vie. J'ai perdu beaucoup d'amis, et mon couple a vivoté jusqu'en février 2025. C'est là que le réveil a été brutal : ma fille m'annonce qu'elle va se faire baptiser, mais d'une manière qui ne ressemblait en rien à ce que je connaissais de l'Église catholique... Je me suis dit qu'elle était tombée sur la tête !
Le baptême de ma fille : de l'incompréhension au premier signe de Dieu
Ma fille me parle de sa repentance et des questions qui la traversent. En moins de deux semaines, elle arrête de fumer et je la vois se métamorphoser. Pourtant, chaque discussion tourne au conflit : notre belle entente d'autrefois semble s'être envolée, alors même qu'elle devient lumineuse, posée, souriante et forte... Mais que se passe-t-il ?
Le jour de son baptême, je me suis sentie brusquement attaquée par son amie et les femmes qui encadraient la cérémonie. Selon elles, les gens qui pratiquent l'occultisme sont des idiots leurrés par le diable, et le baptême que j'ai reçu enfant ne vaut rien. Il faut réussir à encaisser cela le jour du baptême de son propre enfant... Est-ce donc cela, être chrétien : juger et mépriser son prochain ? J'ai éprouvé une étrange sensation de déjà-vu, désolée à l'idée d'imaginer ma fille rejoindre une telle étroitesse d'esprit.
J'ai tout de même aidé à remplir la piscine pour les eaux du baptême. Une fois la cérémonie terminée, j'ai tenu à la vider entièrement seule, sans l'aide de ces femmes. L'une d'elles m'a alors lancé : « Tu es la porteuse d'eau. »
Sur le moment, j'ai pris cela pour du sarcasme. En réalité, elles voyaient dans ce geste — remplir et vider cette eau avec détermination et combat intérieur, par pur amour pour ma fille — le début de ma propre transformation, l'appel de Dieu et les prémices de ma renaissance. Ma fille est fragile, elle a besoin de stabilité après avoir failli mourir en 2018. Aujourd'hui, je sais que Dieu lui a offert une seconde chance qu'elle a su saisir, car Il agit dans sa vie depuis bien longtemps.
Abandonner le contrôle pour remettre sa vie à Dieu
Je ne le comprends réellement que depuis mon baptême. À l'époque, je cherchais à protéger ma fille par mes propres forces, pour éviter que l'on ne profite d'elle ou de sa fragilité.
Aujourd'hui, je m'en remets entièrement au Seigneur pour ma vie, celle de mes enfants, de ma famille et de mes proches.
Nous ne maîtrisons rien : c'est Dieu qui tient tout entre Ses mains, et Sa volonté s'accomplit pleinement dans nos vies.
Une mission de marraine et le déclic de la lecture de la Bible
Quelque temps après le baptême de ma fille, ma petite cousine Lilou, de confession catholique, me demande d'être sa marraine de confirmation et de l'accompagner pour sa communion. C'est le cœur rempli de joie que j'accepte — sans encore mesurer le tournant que Dieu me faisait prendre !
Je me rends avec elle au premier rendez-vous, et là, surprise : le prêtre qui l'accompagne n'est autre que celui qui a célébré notre mariage en 2012 ! Le monde est petit ? Non, c'est Dieu qui est grand ! Durant cette rencontre, le prêtre nous parle de la Bible, nous présente ses différents livres et les quatre Évangiles, tout en nous donnant des conseils pour les lire.
En sortant, une évidence s'impose à moi : je file en librairie m'acheter une Bible. Tout au long de ma quête spirituelle, j'avais dévoré quantité d'ouvrages dits "spirituels", sans jamais penser à ouvrir le Livre des livres... Durant cette période de préparation, j'ai finalement lu la Bible bien plus souvent que ma cousine ! J'avais l'impression d'être la première à me préparer : je comprenais enfin le sens de la communion et le message de certaines paraboles. Parallèlement, j'accompagnais aussi ma fille aux cultes le dimanche et à différentes réunions, sans réaliser le chemin que Dieu traçait doucement pour moi.
Guérison physique instantanée et la décision du baptême
Un désir nouveau naît en moi : aller au culte le dimanche et participer à davantage de réunions. À l'époque, nous fréquentions l'Église ADD d'Izoard à Gap, mais la route est devenue un obstacle. Début juillet, je demande la prière pour la guérison de mes mains. Oh Seigneur, combien Tu es grand et puissant ! Tu as brisé mes chaînes, restauré mon cœur brisé et déposé en moi le désir profond du baptême.
J'ai reçu le baptême en août 2025, puis, en octobre de la même année, ma fille et moi avons rejoint l'Église Le Phare. Dès ma première venue au Phare, le pasteur invite les personnes souffrantes à s'avancer pour la prière de guérison. Souffrant d'urticaire, je ne me lève pas tout de suite. Mais le pasteur insiste d'une voix ferme en fixant son regard vers moi — il n'y avait plus personne d'autre dans sa ligne de mire. Je me lève alors, comme poussée par une main invisible. La prière est faite, et la guérison a été instantanée.
Pardon, restauration du couple et relance de l'entreprise
Au fil de mes lectures bibliques, le Seigneur a déposé dans mon cœur le besoin de pardonner pleinement à mon époux. Je lui en voulais encore d'avoir envisagé de partir, d'autant plus qu'il était resté sans jamais me demander pardon. Mais Dieu m'a accordé la grâce d'un pardon sincère, et notre couple s'est trouvé réparé, reconstruit et prêt à aller de l'avant.
En parallèle, notre entreprise a repris son souffle et s'est pérennisée, alors qu'elle vivotait elle aussi. J'ai ressenti l'impulsion de stopper le télétravail pour être présente au bureau chaque matin. Sur le moment, je n'en saisissais pas la raison, mais Dieu m'a révélé Ses desseins derrière cette transformation : Il place Ses enfants exactement là où Il le désire. Il m'a montré comment Il transforme mes égarements passés en victoire, et comment Il souhaite utiliser cette petite entreprise — que j'avais failli anéantir — pour toucher les cœurs. Il se sert désormais de mon ancienne expérience de l'occultisme pour m'accorder le discernement des esprits, m'armer contre l'ennemi et proclamant la victoire que Jésus nous a acquise sur la Croix. Car après tout, on combat bien mieux ce dont on connaît déjà les rouages.
De l'ombre à la lumière : témoigner de la grâce et de la vérité
Dieu me montre que cet égarement passé sur les chemins de l'ennemi deviendra une arme précieuse — non pas pour lutter contre la chair, mais pour déjouer les ruses du diable. Il se servira de cette expérience pour toucher le cœur des âmes égarées et leur indiquer le chemin du salut en notre Seigneur Jésus. Dieu m'a mise à cœur de me rappeler d'où Il m'a tirée : avec humilité, mais sans honte, afin de témoigner avec amour et compassion de ce que j'ai été et de ce que je suis aujourd'hui — une enfant bien-aimée du Père, qui a remis sa vie entre les mains de Jésus, le chemin, la vérité et la vie.
Parce qu'Il m'a aimée le premier, Il transforme chaque jour un peu plus mon cœur et mon existence. Ma foi est encore jeune, mais elle ne cessera de grandir, car je suis enfin revenue à la maison du Père. Mon désir le plus cher est de demeurer dans Sa paix, de marcher dans Ses voies et de mettre en pratique Ses enseignements, toujours un peu mieux chaque jour.
Aujourd'hui, je peux l'affirmer : j'ai trouvé l'enseignement spirituel qui mène à Dieu sur un chemin de paix et d'amour. J'ai découvert la vérité qui conduit à la vie éternelle, non pas dans une multitude d'ouvrages, mais dans un seul Livre : la Bible, Parole du Dieu vivant, qui était, qui est et qui vient.
Merci, Seigneur, de n'avoir jamais détourné Ton regard de moi. Je ne le méritais pas, mais Tu m'as appelée sans relâche, car à Toi rien n'est impossible. Merci, Père, pour cette famille spirituelle que Tu m'as donnée ; je suis si heureuse aujourd'hui d'en être un des maillons, un maillon que Tu fortifies chaque jour.
Sonia
Mots clés
Témoignage chrétien, témoignage de guérison, rencontre avec Jésus, parcours de foi, conversion, baptême, guérison miraculeuse, restauration du couple, puissance du pardon, lecture de la Bible, église le Phare
